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Chapitre Premier
................Un jour, dans ton regard, j'avais pourtant cru entrevoir l'éternité. J'aurais voulu t'inonder de belles phrases, te voir sourire de plus belle à chaque fois, tu sais, avec ton sourire en coin, celui que j'aime tant. J'aurais aimé t'enlacer et me lover dans le creux de tes bras. J'ai toujours tenté d'ancrer ces instants magiques dans ma mémoire, en me disant "n'oublie jamais ce moment, tu seras heureux d'y repenser, un jour, quand tout ira mal" mais manifestement, ton indifférence a tout chamboulé. Me voilà empêtré dans mes souvenirs, ne sachant pas si je dois repartir avec les mauvais ou les bons. A bien y réfléchir, je préfère être malheureux sans toi qu'avec toi, même si te voir heureuse est la pire des souffrances. J'en serais égoïstement venu à te vouloir triste pour n'avoir qu'un idéal, passer le plus de temps auprès de ta peau satinée, de ton nez irrésistible et du galbe ravageur de ta poitrine. Je n'aurais pas eu à te parler: nous nous serions compris instinctivement. Te glisser une envie d'infini à l'oreille, la chuchoter, ta demande pour que je la répète, afin de mieux la savourer, peut-être. Dis, combien tu vends ta liberté? Moi, j'ai même vendu mon âme au Diable, pour ton sourire.
...........Les trous noirs de ma mémoire persévèrent. J'ai ralenti mon existence pour faire le point. Pour penser encore plus de temps à tes yeux, aussi. Se concentrer, penser à ne surtout pas penser à toi. Je me demandais ce que c'était, de te voir. Ca fait mal, de sourire, après trois mois de coma amoureux? J'avais peur. Je t'écrivais des lettres en priant pour qu'il ne les lise pas. Mais il les aurait comprises encore moins que toi, alors quelle importance? J'y écrivais mon amour infini pour toi, te posais des questions auxquelles tu ne répondrais sans doute jamais: "Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celle qui vous a aimé? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour?". Puis un jour, subitement, je t'ai haïe. Tu n'étais qu'une effrontée plongée dans le quotidien et aussi éloignée qu'on peut l'être de l'univers de merveilles dans lequel je ne vivais pas, mais que j'écrivais. Je me ressaisissais: on n'est jamais attiré que par des faiblesses.
...........Des semaines ont passé. Je me suis résigné, j'ai souri à la vie. Je ressentis une vague d'un bonheur intense, pur, inégalé. Tu m'avais compris. J'eus envie de le crier au monde, peu importe si personne ne m'écoutait. Je profite de chaque seconde comme d'une merveille à entretenir précautionneusement, je suis nostalgique du présent. Cette fois-ci, mes souvenirs sont trop ancrés pour que je ne puisse être un jour assez malheureux pour les voir disparaître à nouveau. Tu m'embrassais quand je pensai à ces phrases. Ma vie, qui avait péniblement repris son cours habituel, a de nouveau été ralentie. Mais le plus merveilleux, c'est qu'elle continuait. Avec toi. Ta peau satinée, ton nez irrésistible et le galbe ravageur de ta poitrine sont miens. Je m'amuse à les croquer, ça t'énerve, mais ça te fait rire. Je décide d'arrêter le temps, pour voir. Mais je le relance vite; l'amour est éternel, après tout. Tout est beau avec toi, même moi. Je continue à t'écrire des lettres: j'adore y écrire un fouillis de phrases plus magnifiques les unes que les autres. Elles n'ont aucun rapport entre elles, si ce n'est l'amour infini que je te porte. Nous nous abandonnons à nous-mêmes; nous créons la solitude à deux. Nous sommes les égoïstes romantiques.
Le bonheur me fait peur. Comment savoir s'il ne va pas anesthésier mes désirs égoïstes? Je me questionne - je t'espionne. Je cherche à savoir comment t'étonner encore, après trois mois à deux. Tu es imprévisible, quelle sera ton humeur ce soir? Boudeuse, amoureuse ou menteuse? Quel plaisir aurai-je à t'offrir? Seras-tu déçue? Mes pensées sont détournées: j'ai reçu une lettre. Une lettre finement parfumée, une écriture ronde, destinée aux mots doux et intimes, parsemée de i surmontés de c½urs ronds comme, décidément, ton galbe ravageur. Je lis ces mots familiers: "Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celle qui vous a aimé? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour? Jamais. Tu m'es éternel". Imprévisible? C'est le mot.
...........Les trous noirs de ma mémoire persévèrent. J'ai ralenti mon existence pour faire le point. Pour penser encore plus de temps à tes yeux, aussi. Se concentrer, penser à ne surtout pas penser à toi. Je me demandais ce que c'était, de te voir. Ca fait mal, de sourire, après trois mois de coma amoureux? J'avais peur. Je t'écrivais des lettres en priant pour qu'il ne les lise pas. Mais il les aurait comprises encore moins que toi, alors quelle importance? J'y écrivais mon amour infini pour toi, te posais des questions auxquelles tu ne répondrais sans doute jamais: "Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celle qui vous a aimé? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour?". Puis un jour, subitement, je t'ai haïe. Tu n'étais qu'une effrontée plongée dans le quotidien et aussi éloignée qu'on peut l'être de l'univers de merveilles dans lequel je ne vivais pas, mais que j'écrivais. Je me ressaisissais: on n'est jamais attiré que par des faiblesses.
...........Des semaines ont passé. Je me suis résigné, j'ai souri à la vie. Je ressentis une vague d'un bonheur intense, pur, inégalé. Tu m'avais compris. J'eus envie de le crier au monde, peu importe si personne ne m'écoutait. Je profite de chaque seconde comme d'une merveille à entretenir précautionneusement, je suis nostalgique du présent. Cette fois-ci, mes souvenirs sont trop ancrés pour que je ne puisse être un jour assez malheureux pour les voir disparaître à nouveau. Tu m'embrassais quand je pensai à ces phrases. Ma vie, qui avait péniblement repris son cours habituel, a de nouveau été ralentie. Mais le plus merveilleux, c'est qu'elle continuait. Avec toi. Ta peau satinée, ton nez irrésistible et le galbe ravageur de ta poitrine sont miens. Je m'amuse à les croquer, ça t'énerve, mais ça te fait rire. Je décide d'arrêter le temps, pour voir. Mais je le relance vite; l'amour est éternel, après tout. Tout est beau avec toi, même moi. Je continue à t'écrire des lettres: j'adore y écrire un fouillis de phrases plus magnifiques les unes que les autres. Elles n'ont aucun rapport entre elles, si ce n'est l'amour infini que je te porte. Nous nous abandonnons à nous-mêmes; nous créons la solitude à deux. Nous sommes les égoïstes romantiques.
Le bonheur me fait peur. Comment savoir s'il ne va pas anesthésier mes désirs égoïstes? Je me questionne - je t'espionne. Je cherche à savoir comment t'étonner encore, après trois mois à deux. Tu es imprévisible, quelle sera ton humeur ce soir? Boudeuse, amoureuse ou menteuse? Quel plaisir aurai-je à t'offrir? Seras-tu déçue? Mes pensées sont détournées: j'ai reçu une lettre. Une lettre finement parfumée, une écriture ronde, destinée aux mots doux et intimes, parsemée de i surmontés de c½urs ronds comme, décidément, ton galbe ravageur. Je lis ces mots familiers: "Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celle qui vous a aimé? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour? Jamais. Tu m'es éternel". Imprévisible? C'est le mot.
